Cette étude démontre l’utilité d’un modèle de neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie (CIPN) chez le rat pour évaluer la capacité du cannabinoïde non psychoactif cannabidiol (CBD) à moduler le développement de ce syndrome in vivo. La méthode utilise l’agent chimiothérapeutique paclitaxel pour générer un phénotype allodynique chez les animaux. Cette étude décrit comment manipuler et solubiliser le CBD, administrer l’agent chimiothérapeutique, évaluer la sensibilité mécanique et au froid, et appliquer une vidéographie à haute vitesse pour mesurer le comportement nocifensif chez les animaux. En utilisant les procédures décrites, les données soutiennent que le CBD empêche le phénotype allodynique de se développer chez les animaux traités. Aucune différence n’a été observée chez les animaux traités au CBD entre le jour 0 (pré-paclitaxel de référence) et le jour 7 (post-sensibilisation) en ce qui concerne la sensibilité mécanique ou thermique, tandis que les animaux traités avec le véhicule sont devenus significativement plus sensibles. Cette réponse au traitement est durable jusqu’au dernier moment où les données ont été collectées (7 semaines). L’ajout de la vidéographie à grande vitesse permet une évaluation plus granulaire et impartiale de ce phénotype comportemental (par exemple, la classification de l’analgésie et de l’anti-allodynie). Cela démontre à la fois l’utilité de ce modèle pour la caractérisation des médicaments cannabinoïdes et le rôle potentiel du CBD dans l’atténuation de la douleur neuropathique.