Un abonnement JoVE est requis pour visualiser ce contenu. Connectez-vous ou commencez votre période d'essai gratuite.

Article de revue

Échographie diagnostique au point de soins pour le patient en chirurgie cardiaque, de la tête aux pieds

492 vues

⸱

DOI :

10.3791/70185

⸱

13 février 2026

 ,  ,  ,  , 

Dans cet article

Résumé

Cette revue démontre comment l’échographie diagnostique au point de soins, appliquée de la tête aux pieds, peut guider la prise en charge périopératoire des patients en chirurgie cardiothoracique en facilitant un diagnostic rapide, une thérapie individualisée et un suivi multimodal au chevet.

Résumé

L’échographie diagnostique au point de soins (POCUS) est rapidement devenue un outil indispensable au chevet dans les soins intensifs et la médecine périopératoire. Les patients subissant une chirurgie cardiothoracique (CT) présentent des vulnérabilités complexes et multiorganiques, allant des lésions neurologiques et de l’insuffisance respiratoire à l’instabilité hémodynamique, aux dysfonctionnements rénaux et aux maladies thromboemboliques. Cette revue explique comment le POCUS diagnostique, tel que décrit dans la récente collection de méthodes JoVE, peut être appliqué dans un cadre structuré « de la tête aux pieds » pour faciliter la prise en charge des patients en chirurgie CT. Au niveau crânien, des modalités telles que le diamètre de la gaine du nerf optique et le Doppler transcrânal offrent des informations non invasives sur la pression intracrânienne et le flux cérébrovasculaire. L’échographie des voies respiratoires et des poumons soutient un diagnostic rapide des complications d’intubation, du pneumothorax, de l’épanchement et de l’œdème parenchymeux, tandis que l’échographie cardiaque propose une approche progressive pour évaluer l’hypotension, les dysfonctions ventriculaires et l’épanchement péricardique. L’évaluation diaphragmatique éclaire également la prise en charge des lésions du nerf phrénique et de la délimitation respiratoire postopératoire. L’échographie abdominale, incluant l’évaluation rénale et l’échographie de l’excès veineux (VExUS), aide à identifier les causes obstructives de la lésion rénale aiguë et à évaluer l’impact systémique de la congestion du côté droit. Enfin, le POCUS vasculaire et musculosquelettique des membres inférieurs permet un dépistage efficace de la thrombose veineuse profonde et offre une fenêtre sur la fragilité chez les malades chroniques. En synthétisant ces flux de travail diagnostiques, cette revue met en lumière comment un POCUS structuré et multimodal peut accélérer le diagnostic, individualiser la thérapie et réduire la dépendance aux tests gourmands en ressources dans une population chirurgicale vulnérable. Une adoption et une formation plus larges pourraient aider à standardiser l’intégration du POCUS dans les soins périopératoires cardiothoraciques et, en fin de compte, améliorer les résultats des patients.

Introduction

En médecine, l’échographie a trois grandes applications : (1) le guidage procédural (par exemple, la pose guidée par échographie d’un cathéter veineux central) ; (2) la thérapie (par exemple, lithotripsie par échographie) ; et (3)diagnostics 1. L’échographie diagnostique peut être subdivisée en deux flux de travail supplémentaires : consultatif et point de suivi 2,3. L’échographie consultative désigne un examen échographie prescrit par le professionnel traitant principal du patient mais réalisé par une équipe spécialisée distincte. Alors que l’échographie au point de soins (POCUS) décrit un examen échographique réalisé et interprété par le professionnel traitant principal dupatient 2,3.

Au cours des dernières décennies, le POCUS diagnostique s’est imposé comme un complément utile au chevet pour restreindre le diagnostic différentiel des dysfonctions organiques dans un large éventail de contextes cliniques. L’un de ces contextes cliniques est la prise en charge des patients subissant une chirurgie cardiothoracique (CT), qui souffrent de dysfonctionnements dans un large éventail de systèmes d’organes et pour lesquels des moniteurs de pression invasifs (par exemple, des cathéters de Swan-Ganz) sont placés moins fréquemment. Cependant, pour la plupart des systèmes d’organes, la compétence en POCUS diagnostique reste variable chez les cliniciens de première ligne, tant en termes d’acquisition d’image que d’interprétation 4,5,6,7,8,9. Pour répondre à ce besoin non satisfait, une récente collection de méthodes JoVE sur le POCUS diagnostique décrit et fusionne une multitude de protocoles d’acquisition d’images fondés sur des preuves. Ces protocoles individuellement seront utiles à un large éventail de spécialités cliniques au chevet. Pour illustrer leur valeur dans un contexte précis, cette brève revue se concentre sur le rôle du POCUS diagnostique dans la prise en charge des patients subissant une tomodensitométrie (CT). Pour ces patients en chirurgie CT, nous passons en revue comment le POCUS diagnostique peut potentiellement faciliter leur prise en charge de la tête aux pieds (Tableau 1).

Modalité POCUSIndication(s) en chirurgie CT en réanimationDiagnostics détectablesUtilité clinique/impact sur la gestionLimitationsNiveau de preuve
Diamètre de la gaine du nerf optique (ONSD)Encéphalopathie, suspicion d’une élévation de la PIIDétecte une ICP globalement normale vs borderline vs fortement élevéedépistage non invasif et en série de la PII chez les patients à risque ; utile en cas de contre-indication en cas de surveillance invasiveDépendant de l’opérateur ; valeurs limites difficiles à interpréter ; Affecté par la pathologie oculaireÉtudes d’observation ; preuves modérées mais hétérogénéité des seuils pour détecter une PII élevée.
Doppler transcrânienne (TCD/TCCD) de l’ACMEncéphalopathie, suspicion d’une élévation de la PIIDétecte une PII élevée, un vasospasme cérébral, des microembolesAide à détecter une ICP élevée, un vasospasme ou des microemboles ; peut être en tendance de façon sérique.Peu fiable sans écoulement pulsatile (par exemple, ECMO/LVAD) ; corrélation mixte avec l’ICPPreuves mitigées ; Études TCC pédiatriques et études observationnelles en soins intensifs adultes
Échographie des voies respiratoiresInsuffisance respiratoire aiguë avec anatomie cervicale incertaineDétecte l’anatomie et la pathologie trachéale/des voies respiratoiresAide à identifier la position du tracheal/ETT chez les patients avec une anatomie déforméeSensibilité limitée par rapport au scanner ; nécessite une compétence d’opérateurSérie d’affaires, consensus des experts
Échographie carotidienne (POCUS)Pendant la RCP ou pour une suspicion de maladie carotidienneDétecte l’adéquation de la RCP/ROSC, des occlusions carotidiennes, de la thrombose, de la dissectionFournit un retour de RCP semi-continu et peut détecter les occlusions carotidiennesEncore expérimental pour la RCP ; nécessite des compétences Doppler ; Normalisation limitéeÉtudes pilotes, rapports de cas
POCUS cardiaqueHypotension chez un patient post-chirurgie en soins intensifs cardiaques et/ou prise en charge du soutien circulatoire mécanique (MCS)Épanchement/tamponnade péricardique, dysfonction ventriculaire, anomalies du mouvement des parois, dysfonction du greffe, dysfonction du RV, évaluation préchargeuse ; Dépannage MCS ;Première ligne pour l’hypotension post-chirurgie cardiaque ; Peut détecter des tamponnades, des dysfonctions, des problèmes de greffe. Outil important pour la gestion quotidienne du MCS.Fenêtres difficiles après sternotomie ; Les épanchements peuvent être loculésUn fort consensus ; plusieurs études observationnelles en soins intensifs
Échographie pulmonaireDétresse respiratoire, surcharge de volumeDétecte les lignes B (œdème), l’épanchement pleural, le pneumothorax (glissement/point pulmonaire)Évaluation rapide au chevet de l’état de volume et des complications respiratoiresConclusions non spécifiques ; limitée par l’emphysème sous-cutané, les pansementsSolide base de preuves ; multiples ECR et revues en soins intensifs
Échographie du diaphragmeInsuffisance respiratoire, suspicion de lésion du nerf phréniqueDétecte l’excursion diaphragmatique, le dysfonctionnement, la paralysieDétecte les lésions du nerf phrénique et guide les décisions de sevrageNécessite une coopération ou un effort respiratoire adéquat ; Non standardiséÉtudes d’observation, consensus d’experts
Échographie rénaleOliguria, évaluation de l’AKIDétecte l’uropathie obstructive (hydronéphrose), la taille/morphologie rénale (maladie rénale aiguë vs chronique)Dépistage de l’uropathie obstructive dans l’AKI ; distingue l’AKI de la MRCPeut manquer un obstacle précoce ; nécessite une formationPreuves modérées ; Études observationnelles en USI
VExUS (échographie en excès veineux)Congestion cardiaque droite suspectée, statut de volumeDétecte la congestion hépatique/porte/rénale des veines, la taille/les schémas de la veine intraveineuseÉvalue la congestion veineuse et l’impact des organes ; Aide à titrer les diurétiques/inotropesNécessite une compétence Doppler ; l’interprétation évolue ; Pas largement standardiséPreuves émergentes ; Études de cohorte
Échographie gastro-intestinaleDistension abdominale, ilés/SBO, suspicion de gastroparesieDétecte la dilatation gastrique, la dilatation de l’intestin grêle, l’iléusDétecte l’iléus, la distension gastrique ; informe les consultations en alimentation et en chirurgieDépendant de l’opérateur ; Données normatives limitéesRapports de cas, petites séries
Évaluation ciblée avec échographie en traumatologie (FAST)Hypotension inexpliquée, évaluation du traumatismeDétecte le liquide libre dans le péritoine/abdomenDétection rapide du liquide intrapéritonéal libre lors de chocsInsensible aux petits volumes de liquide ; Peut être limité après l’opérationBien validé en traumatisme ; moins de preuves en chirurgie CT en réanimation
Échographie veineuse des membres inférieursSuspicion de TVP, fragilité/immobilitéDétecte la TVP (compressibilité, flux des couleurs, Doppler)Dépistage rapide de la TVP chez les patients immobiles ; guides sur les décisions d’anticoagulationSensibilité limitée dans les veines du mollet ; dépendante de l’opérateurPreuves solides ; protocoles validés en soins intensifs et urgences
Fragilité / Échographie musculosquelettique (épaisseur du droit fémoral)Stratification du risque avant l’opération ; Récupération post-opératoire/suivi de la fragilitéDétecte la sarcopénie, le phénotype de fragilitéAméliore la prédiction du risque au-delà du score STS ; identifie les patients nécessitant une préréhabilitation ou des soins prolongés en réanimationNécessite un site de mesure cohérent ; évolutions des coupures normatives ; dépendante de l’opérateurCohortes d’observation, séries chirurgicales prospectives

Tableau 1 : Applications diagnostiques de l’échographie au point de soins pertinentes pour les soins périopératoires des patients en chirurgie cardiothoracique, de la tête aux pieds. Green : Solide base de preuves en réanimation, y compris en particulier en TAC. Jaune : Preuves modérées ou moins présentes en réanimation CT mais avec des preuves solides dans d’autres contextes. Orange : Preuves de faible qualité dans tous les contextes.

Accès restreint. Veuillez vous connecter ou commencer un essai pour afficher ce contenu.

Revue et perspective

Tête et cou
Les patients subissant une tomodensitogramme peuvent souffrir de nombreuses affections intracrâniennes ou cervicales nécessitant un diagnostic et un suivi rapides. À cette fin, un POCUS de la tête et du cou peut être utile pour évaluer les points de données suivants : diamètre de la gaine du nerf optique, flux transcrânien à travers l’artère cérébrale moyenne, anatomie des voies respiratoires et écoulement de l’artère carotide.

Les patients subissant une chirurgie CT (en particulier ceux subissant une manipulationaortique 10 ) présentent un risque accru d’AVC ischémique et hémorragique. Bien que la tomodensitométrie soit la référence pour le diagnostic et l’évaluation en série des lésions intracérébrales, elle nécessite généralement un transport gourmand en ressources de patients souvent instables et ne peut donc pas servir de moniteur quotidien pratique des marqueurs de paramètres neurologiques importants comme la pression intracrânienne (PCI). En revanche, deux modalités diagnostiques du POCUS peuvent fournir des indices qualitatifs sur une PII élevée et d’autres pathologies intracérébrales : le diamètre de la gaine du nerf optique (ONSD) et le Doppler transcrânien codé par couleur (TCCD) de l’artère cérébrale moyenne (MCA).

La mesure par ultrasons de l’ONSD a été largement comparée à la surveillance invasive de la PII et a montré dans de nombreuses études qu’elle pouvait différencier avec une grande précision entre une PII normale et élevée. Cependant, les seuils diagnostiques rapportés s’étendent d’environ 4,1 à 6,3 mm selon la population et les méthodes11, 12, 13. Compte tenu de cette hétérogénéité, il est possible qu’un système à trois catégories reflète mieux les compromis sensibilité-spécificité qu’une seule valeur de coupure dichotomique. Dans ce but, les recherches futures pourraient envisager le tri en trois catégories suivant de l’ONSD : (1) <5,0 mm : PII probable normale, (2) 5,0-5,5 mm : PII limite / possiblement élevée, (3) 5,5 mm : PII probable élevée. Si les recherches futures parviennent à identifier des seuils optimaux de l’ONSD, la modalité aurait un avantage net par rapport aux alternatives existantes. Plus particulièrement, comparée aux méthodes invasives de surveillance de la PII, l’échographie ONSD pourrait permettre une évaluation en série avec un risque minimal pour lespatients 14, ce qui peut être particulièrement utile en combinaison avec l’examen neurologique pour évaluer les patients en chirurgie CT nécessitant une anticoagulation thérapeutique (c’est-à-dire pour le soutien circulatoire mécanique, les valves prothétiques, etc.). Cependant, isolément, l’ONSD dépend fortement de l’opérateur et peut être difficile à interpréter lorsque les valeurs se situent dans la plage limite.

Similaire à l’ONSD, la TCCD de la MCA a également montré une certaine capacité à détecter qualitativement une ICP15 élevée. Cela se fait en utilisant le Doppler à onde pulsée pour suivre l’écoulement à travers le MCA et en mesurant l’indice de pulsatilité (PI) défini comme suit : (vitesse systolique - vitesse diastolique) / vitesse moyenne15. Des valeurs élevées de PI ont été corrélées à une ICP élevée dans plusieurs études, mais les données sont mitigées. Par exemple, les valeurs de PI >1,2-1,3 prédisent ICP > = 20 cm H2O dans des études portant sur des adultes etdes enfants 16. Cependant, chez les enfants atteints de traumatisme crânien (TCC), la corrélation ne s’applique que pendant les 24 premières heures suivant la16e blessure. De plus, la PI est peu fiable en l’absence de flux sanguin pulsatique, ce qui inclut les patients sous soutien circulatoire mécanique (MCS)17,18.

Notamment, il existe des preuves que la combinaison de l’ONSD et du TCCD pourrait augmenter la précision diagnostique par rapport à l’une ou l’autre modalité. Par exemple, la combinaison de ces modalités a été étudiée chez des adultes et a montré qu’elle augmente la surface sous la courbe (AUC) pour la détection d’une ICP élevée à 0,91, passant de 0,78 à 0,86 pour les modalitésindividuellement 19, 20, 21.

Au-delà d’une PII élevée, la TCCD de l’ACM est également capable de détecter plusieurs autres pathologies, notamment mais sans s’y limiter : (1) vasospasme cérébral et (2)microembolie 15. Bien que la surveillance vasospasmique ne soit pas systématiquement nécessaire en périopératoire chez les patients subissant un scanner, les microemboles posent parfois un problème sérieux chez les patients disposant de dispositifs de soutien circulatoire mécanique (MCS), tels que les pompes à ballon intra-aortique (IABP), les pompes extracorporelles telles que les dispositifs d’assistance ventriculaire gauche (LVAD) et l’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO). Ces microemboles peuvent provoquer à la fois des lésions neurologiques hémorragiques et ischémiques. Pour tenter d’atténuer ces complications chez tout patient présentant des formes de MCS incluant un oxygénateur (par exemple, ECMO), des TCD sérieuses peuvent être utilisées pour la surveillancemicroembolique 22. Une telle surveillance est particulièrement utile dans les situations où la membrane/le circuit vieillit et peut aider à déterminer s’il faut effectuer un échange de circuits.

Dans les soins des patients en chirurgie CT, le POCUS des voies respiratoires a une utilité potentielle pour répondre à plusieurs questions urgentes. Premièrement, le POCUS des voies respiratoires peut distinguer l’intubation trachéale de l’œsophage lorsque la capnographie peut être peu fiable, comme dans des états de faible débit (par exemple, après induction par pontage cardiopulmonaire ou avec un shunt pulmonaire massif)23. Deuxièmement, le POCUS des voies respiratoires peut faciliter la stratification du risque préopératoire en quantifiant l’antérieur du cou, les tissus mous et d’autres métriques échographiques associées à une laryngoscopie difficile, complétant le dépistage standard au chevet 24,25,26. Et troisièmement, la cartographie ultrasonore de la membrane cricothyroïdienne avant l’induction améliore la précision de la palpation, en particulier dans les cous obèses ou anatomiquement difficiles, facilitant un accès plus rapide à l’avant du cou en cas de « intube pas, ne peut pas oxygéner »27,28.

Le POCUS de l’artère carotide représente une opportunité potentielle d’obtenir des informations sur le flux sanguin mondial et régional. En ce qui concerne le flux sanguin global, certaines études ont démontré que lors de la réanimation cardiopulmonaire (RCP), le POCUS carotidien peut être utilisé de manière semi-continue pour déterminer l’adéquation de laRCP 29. L’hypothèse est que l’artère carotide est pliable en l’absence de pouls et moins compressible ou pulsatile en sa présence. En termes de perfusion régionale, le POCUS carotidien est capable de détecter diverses formes d’occlusions carotidiennes aiguës, allant de la thrombose à la dissection30,31. Cependant, le POCUS carotidien en est encore à ses débuts. Contrairement à l’échographie d’autres systèmes d’organes, l’échographie de la carotide s’est avérée difficile à réduire à un format compatible avec l’évaluation au point de soins, car une évaluation cliniquement utile nécessite une imagerie multi-segment complète, des mesures précises de la vitesse et un contrôle qualité rigoureux pour vérifier la conformité aux normes d’interprétationvalidées 32. Alors que le POCUS excelle à répondre à des questions binaires (par exemple, « la fonction ventriculaire gauche est-elle normale ou altérée ? »), l’échographie carotidienne nécessite une quantification progressive de la morphologie de la sténose et de la plaque, ce qui est difficile à simplifier. Cependant, certains de ces obstacles pourraient être surmontés à l’avenir en complétant les compétences des prestataires de points de soins par l’intelligence artificielle.

Cardiothoracique
Les deux indications les plus courantes pour le POCUS en réanimation cardiaque chirurgicale sont l’hypotension et la prise en charge du soutien circulatoire mécanique (MCS)33. Pour restreindre le diagnostic différentiel de l’hypotension, le POCUS se concentre sur l’évaluation du cœur et, selon les résultats cardiaques, d’autres systèmes organiqueségalement 34,35. Le POCUS multiorgane centré sur le cœur aide à contrôler directement les étiologies cardiogéniques etobstructives 35,36,37,38 et aide à l’identification de l’hypovolémie39,40. L’identification des causes distributives est généralement un processus d’élimination, lorsque le POCUS multiorgane ne révèle aucune explication cardiogénique, obstructive ou hypovolémique de l’hypotension41,42.

Chez les patients subissant une tomodensitométrie, deux causes courantes de choc obstructif pouvant être détectées par le POCUS sont l’épanchement péricardique provoquant la physiologie du tamponnade et l’obstruction dynamique de laTSVV 37,43,44,45. Le tamponnement cardiaque chez les patients en chirurgie CT est à la fois un cas d’usage important du POCUS et un cas difficile pour plusieurs raisons. Premièrement, les patients ayant subi un scanner ont généralement des fenêtres transthoraciques difficiles et des fenêtres sous-xiphoïdes inexistantes en raison des tubes etdrains 43,46. Deuxièmement, chez les patients en chirurgie CT, les signes classiques de tamponnade (par exemple, effondrement diastolique du VR, effondrement systolique de la PR, etc.) peuvent ne pas être apparents car un effondrement compressif est loculé ou localisé et comprime des oreilles ou ventriculesindividuels 44,47. Mais même lorsque le POCUS ne règle pas définitivement le tamponnement cardiaque en interne ou hors traitement, il peut tout de même aider à la prise de décision de deux manières : (i) l’intégration d’une visualisation incomplète du cœur par POCUS avec d’autres résultats (par exemple, pression veineuse centrale et traçage ; sortie du drain thoracique ; antécédents cliniques ; etc.) peut modifier le soupçon global de tamponnade et (ii) dans les cas où le contexte clinique est indéterminé pour le tamponnade et où la visualisation du cœur par POCUS est grossièrement inadéquate, cette insuffisance permet logiquement d’escalader l’échocardiographie transœsophagienne (TEE) comme étape suivante dans la prise en charge. Une deuxième cause majeure de choc obstructif après une chirurgie cardiaque est l’obstruction dynamique de la LVOT. Cela peut survenir après certains types de chirurgie (par exemple, réparation de la valve mitrale), chez des patients présentant certains résultats anatomiques (par exemple, hypertrophie du septum supérieur asymétrique et/ou redondance de la folie mitrale antérieure), ou chez tout patient confronté à des circonstances hémodynamiques spécifiques (par exemple, toute combinaison d’hypovolémie, de faible résistance vasculaire systémique et/ou d’une inotropie excessive)36.

Le choc cardiogénique est diagnostiqué en évaluant la taille et la fonction des ventricules gauche etdroit 43. En raison des drains subxiphoïdes, les vues typiques sont axes longs et courts parasternaux et apicales43. Il faut veiller à éviter le raccourcissement des cavités cardiaques concernées, notamment dans les vuesapicales 46. Des anomalies globales ou régionales du mouvement mural du ventricule gauche (VL) peuvent également être identifiées dans ces visions par des professionnels ayant une formation avancée en échocardiographie 43,46,48. Le stupéfix du myocarde peut provoquer un dysfonctionnement global, tandis que le dysfonctionnement du greffon se manifeste généralement par un changement régional de contractilité. Les options de prise en charge incluent l’établissement d’un soutien inotrope et/ou mécanique, ainsi que l’examen des greffons chez le patient nouvellement revascularisé. Le dysfonctionnement du ventricule droit (VD) est fréquent chez ces patients et peut survenir en raison d’une mauvaise protection du myocarde. Le ventricule droit dysfonctionnel apparaît hypokinétique et élargi sur les axes long et court parasternal, avec un septum interventriculaire aplati ou dévié vers lagauche 49,50. La vue apicale à 4 chambres peut aider à quantifier l’excursion systolique du plan annulaire tricuspide (TAPSE) ou la régurgitation tricuspide fonctionnelle associée (TR)49,50. Le dysfonctionnement du RV est géré par des inotropes et/ou un soutien mécanique49,50.

En cas de choc hypovolémique, le POCUS cardiaque peut présenter certains signes intracardiaques dans les ventricules et la veine cave inférieure (CCI). Premièrement, dans l’hypovolémie, les ventricules apparaissent généralement hyperdynamiques et de petite taille tout au long du cycle cardiaque, incluant à la fois la systole et la diastole en raison d’une préchargeinsuffisante 41. Deuxièmement, dans l’hypovolémie, la CCI apparaît classiquement petite (<2 cm de calibre) et facilement repliable (variation respirophasique de >50 %). Cependant, en pratique, ces résultats de la CIV peuvent ne pas être présents chez de nombreux patients en chirurgie cardiaque hypovolémique qui sont ventilés mécaniquement et/ou présentent des degrés variables de dysfonctionnement cardiaque droit. De plus, les valeurs de seuil pour la variabilité respiratoire de la taille de la CCI dans les études sur la réactivité volumique ont varié de 14 % chez les patients ventilés mécaniquement à 50 % chez les patients respirantspontanément 51. Il faut donc faire preuve de prudence dans l’interprétation de la réactivité volume basée sur la taille de la VCI et la variation52. Enfin, dans ces limites plus larges, les échographistes en soins intensifs chirurgicaux cardiaques devraient également apprendre à imager la VCI à travers la fenêtre transhépatique, puisque l’espace sous-xiphoïde est régulièrement couvert de pansements et dedrains 53.

Le choc distributif est généralement un diagnostic d’exclusion lorsque les trois autres mécanismes de choc ont été écartés grâce à une combinaison de POCUS et d’autres donnéescliniques 54. Cependant, la POCUS cardiaque fournit certains indices sur la présence d’un choc distributif : un effondrement systolique fin de la VE avec une taille relativement normale de la diastolique terminale du VE étantla principale de 55. De plus, une combinaison de paramètres d’écho (diamètre LVOT, LVOT VTI, et estimation de la CVP à partir des données IVC et/ou VeXUS - voir section abdominale ci-dessous) peut être utilisée pour estimer quantitativement la résistance vasculaire systémique (SVR). Cependant, ces paramètres sont tous soumis à une erreur de mesure qui s’amplifie lorsqu’ils sont combinés en calculs multiparamètres. Ainsi, l’estimation échographique de la RV doit être considérée davantage comme un moniteur de tendance que comme un moyen d’identifier la véritable RV en termes absolus.

Distinctement de l’hypotension, une deuxième indication majeure pour le POCUS cardiaque dans les soins périopératoires des patients en chirurgie CT est la prise en charge du MCS. Notamment, une discussion complète sur la POCUS cardiaque dans le MCS dépasse le cadre de cette brève revue et est largement couverte par un autre article de cette Collections de Méthodes43. Mais dans un sens large, le POCUS peut être utilisé pour aider à la prise en charge des patients atteints de MCS d’au moins cinq manières : (1) Évaluation préimplantale : évaluation de la fonction ventriculaire, des lésions valvulaires et des maladies péricardiques pour guider le choix des dispositifs et prédire les besoins de soutien ; (2) Annulation et positionnement de l’appareil : utiliser l’échographie pour guider l’accès vasculaire, confirmer le placement de la canule ou de l’appareil, et détecter une mauvaise position pouvant provoquer une aspiration, une recirculation ou une obstruction ; (3) Optimisation hémodynamique : en tirant sur l’écho-séquence de la taille ventriculaire, de la position septale, de l’ouverture de la valve et du débit Doppler pour titrer la vitesse ou le débit du dispositif, équilibrer la charge LV/RV et déterminer l’adéquation de la décompression ; (4) Détection des complications : identification du tamponnade, thrombe, stase de la racine aortique, aggravation des lésions régurgiantes ou dysfonctionnement du dispositif (par exemple, obstruction d’entrée, courbure de greffe à l’extérieur) ; (5) Suivi du sevrage et de la récupération : utilisation d’échométriques telles que la VTI de la VENT, l’ouverture de la valve aortique, les dimensions ventriculaires et les schémas Doppler valvulaires pour guider l’arrêt de l’essai et confirmer la récupération myocardique.

À noter, le POCUS cardiaque présente des limitations importantes chez le patient postopératoire. Premièrement, la présence de drains thoraciques, de pansements sternaux, d’air médiastinal et/ou d’une thoracie ouverte limite les vues possibles et la qualité de l’image dans la plupart des fenêtres cardiaques transthoraciques, donc le seuil pour réaliser une TE de sauvetage dans ces scénarios devrait être assezbas, à 56. Deuxièmement, l’excursion systolique du plan annulaire tricuspide [TAPSE] - l’outil quantitatif le plus utilisé pour évaluer la fonction du VA - est fréquemment anormale pendant la période post-cardiotomie même lorsque la fonction systolique du VA est normale selon d’autres paramètres, et donc le TAPSE ne peut pas être uniquement utilisé pour diagnostiquer un dysfonctionnement duVA 50,57,58. Troisièmement, comme toutes les autres applications d’échographie diagnostique, le POCUS cardiaque dépend fortementde l’opérateur 4,35,39,59,60.

Si la POCUS cardiaque peut aider à réduire significativement le diagnostic différentiel de l’hypotension, la POCUS pulmonaire peut aider en identifiant des pathologies spécifiques telles que le pneumothorax sous tension, les gros épanchements pleuraux causant une compromission hémodynamique, et les consolidations focales (comme dans la pneumonie ou l’atélectasie)54,61.

En plus de son rôle dans l’affinement du diagnostic différentiel de l’hypotension, l’échographie pulmonaire au point de soins (POCUS) constitue un outil précieux dans l’évaluation des dysfonctionnements respiratoires, notamment l’hypoxémie, l’hypercapnie et la détresserespiratoire 61,62. Le POCUS pulmonaire peut classer les patients en cinq phénotypes échographies distincts : (1) apparence pulmonaire normale ; (2) absence focale de glissement pulmonaire ; (3) lignes B focales ; (4) lignes B bilatérales ; et (5) consolidation et/ouépanchement 61,62,63. Chacun de ces phénotypes réduit le diagnostic différentiel du dysfonctionnement respiratoire à un ensemble ciblé de possibilitéscliniques 61,62 (Tableau 2).

Schéma d’échographie pulmonaireCauses possibles
(1) Poumon ultra-songraphiquement normal(a) maladie obstructive des voies respiratoires (asthme/BPCO) ;
(b) embolie pulmonaire ;
(c) manœuvres intra-cardiaques/intra-pulmonaires ; et/ou
(d) pathologie pulmonaire profonde non visible à l’échographie (par exemple, consolidation pulmonaire profonde).
(2) Absence focale de glissement pulmonaire(a) pneumothorax
(b) intubation principale
(c) adhérences pulmonaires
(d) blebs emphysémateux non ventilés
(3) Lignes B focales(a) atélectasie précoce
(b) infiltration précoce (e..G, pneumonie)
(4) Lignes B bilatérales(a) œdème pulmonaire hydrostatique (par exemple, insuffisance cardiaque congestive ; œdème pulmonaire à pression négative ; surcharge circulatoire associée à la transfusion) ;
(b) œdème pulmonaire non hydrostatique (par exemple, syndrome de détresse respiratoire aiguë ; lésion pulmonaire aiguë liée à la transfusion ; pré-éclampsie) ;
(c) fibrose pulmonaire
(5) Consolidation/épanchement(a) atélectasie
(b) infilitrate (par exemple, pneumonie)
(c) infarctus en coin (par exemple, embolie pulmonaire)
(d) épanchements pleuraux (par exemple transudates, exsudats dont l’hémothorax, etc.)

Tableau 2 : cinq schémas échographiques généraux d’échographie pulmonaire et diagnostic différentiel pour chacun.

Les lésions du nerf phrénique sont fréquentes lors d’une chirurgie cardiaque, en raison d’une rétraction sternale excessive, de la prélèvement de l’artère mammaire interne gauche ou d’une blessure directe lors d’une incision en coquille pour une transplantationpulmonaire 64,65. Une lésion thermique du nerf phrénique est également possible lors de l’application de glaçons glacés lors d’une hypothermie au pontage65. Un dysfonctionnement diaphragmatique peut survenir en post-opératoire et le POCUS du diaphragme est une modalité initiale utile pour le diagnostic66,67. La détection qualitative de l’excursion diaphragmatique asymétrique lors de la respiration à capacité vitale soulève des soupçons de dysfonctionnement hémidiaphragmatique, qui peuvent être étudiés par une quantification basée sur le POCUS et/ou d’autres modalités d’imagerie telles que la fluoroscopie66.

Abdominal
Les patients subissant une tomodensitométrie peuvent développer des complications intra-abdominales, dont plusieurs sont potentiellement détectables par un POCUS diagnostique : uropathie obstructive, congestion cardio-rénale, dilatation/dysfonctionnement gastro-entérinel, liquide péritonéal libre, et éventuellement un gaz veineuxporte 68.

L’uropathie obstructive est à la fois une cause traitable d’oligurie/léssion rénale aiguë et un diagnostic rapide par les professionnels de soins aigus ayant une formation ciblée dans cettemodalité 69,70. Plus précisément, des études ont montré que les intensivistes et les médecins d’urgence peuvent être formés à reconnaître à la fois l’hydronéphrose et la distensionurinaire 70,71,72. Par exemple, le dépistage par POCUS pour l’hydronéphrose réalisé par des non-radiologues a montré une sensibilité allant de 72 % à 93 % et une spécificité variant de 66 % à 100 %, selon l’expérience de l’opérateur etla population de patients 71,72.

Le diagnostic différentiel de l’oligurie et de l’insuffisance rénale aiguë (AKI) chez les patients atteints de tomodensitométrie inclut également la congestion cardio-rénale, qui peut être dépistée à l’aide du Venous Excess in Ultrasound Score (VeXUS)73. VeXUS évalue quatre veines intra-abdominales (veine cave inférieure, veine porte, veines hépatiques et veines rénales interlobares) avec un Doppler bidimensionnel (2-D) et un Doppler à ondes pulsuelles (PWD) afin d’attribuer aux patients un score de 0 à 3, 0 indiquant zéro congestion et 3 indiquant une congestionsévère 73. Bien que VeXUS en soit encore à ses débuts en tant qu’outil de diagnostic, des preuves émergentes soutiennent son utilisation. Par exemple, dans une étude portant sur 150 patients présentant une IAC aux urgences, VeXUS présentait une sensibilité de 78 % et une spécificité de 81 % pour la détection de la congestion cardio-rénale, la référence étant une revue complète des donnéescliniques 74. De plus, lorsque des études ont utilisé la pression auriculaire droite (RAP) mesurée par cathétérisme cardiaque comme référence d’excellence, elles ont constaté que VeXUS a une AUC de 0,9 (IC 95 % 0,83-0,97) pour prédire la RAP > 10 mm Hg et une AUC de 0,99 pour (IC 95 % 0,96-1) pour la RAP > = 12 mm Hg 75,76.

Une autre application intra-abdominale émergente du POCUS est l’évaluation de l’estomac et des intestins pour détecter la dilatation et/ou le dysfonctionnement77. Le POCUS de l’estomac seul s’est développé dans le domaine de l’anesthésiologie comme méthode précise de dépistage du « ventre plein » – c’est-à-dire des estomacs contenant soit des solides, soit un excès de liquides épais, au-delà de ce qui est attendu chez les adultes àjeun 78 ans. Un tel dépistage préopératoire pour un estomac plein peut être utile dans les soins périopératoires des patients en chirurgie CT présentant des facteurs de risque de vidage gastrique retardé (par exemple, diabète, maladie rénale terminale, utilisation d’agonistes du récepteur du peptide-1 de type glucagon, etc.) ou d’antécédents de jeûne peu clairs (par exemple, historien peu fiable, etc.)79,80. Le POCUS gastrique peut également être utile dans la prise en charge des patients en chirurgie CT postopératoire pour dépister la gastroparésie81. La détection de la gastroparésie peut être réalisée soit à partir des fenêtres subxiphoïdiennes, soit du quadrant supérieur gauche (QU) dans la population générale. Mais chez la population post-TC, la région subxiphoïde est régulièrement occupée par plusieurs drains/tubes qui masquent la sonoatomie sous-jacente, nécessitant l’utilisation de la fenêtre du QU spécifiquement pour visualiser un corps/fond gastriquerempli de liquide 82,83. Bien que la fenêtre du QU soit capable de détecter qualitativement un estomac fortement dilaté, la vue est souvent indéterminée en raison de l’air présent dans le corps/fond d’ogives de l’estomac sur une large gamme de contenus gastriques. Ainsi, actuellement, la fenêtre du QU ne permet pas d’estimer quantitativement le volume gastrique et ne peut classer l’état gastrique que en deux grandes catégories : (1) rempli de liquides ou de solides, ou (2) contenu gastrique indéterminé.

Indépendamment de l’évaluation de l’estomac, le POCUS peut également être utilisé pour dépister la pathologie de l’intestin grêle pouvant affecter les patients atteints de tomodensitométrie périopératoire : ileus, obstruction et perforationintestinale 77,83. Bien que le POCUS intestinal en soit encore à ses débuts en tant qu’outil diagnostique, il existe des preuves qu’une évaluation systématique de l’abdomen par POCUS peut identifier l’entité combinée de l’iléus et/ou de l’obstruction de l’intestin grêle avec une spécificité modérée (80 %), une sensibilité élevée (93 %) et une précision diagnostique globale élevée (AUC 0,96)84. De même, les données de méta-analyse suggèrent que l’échographie pour la détection du pneumopéritoine présente une sensibilité élevée (91 %), une spécificité (96 %) et une précision diagnostique globale élevée (AUC 0,92)85.

Plus généralement, le dépistage du liquide péritonéal libre est parfois utile chez les patients en chirurgie CT qui développent une hypotension inexpliquée. Dans le cadre de l’étude de l’hypotension indifférenciée, les vues péritonéales de l’évaluation ciblée avec échographie en traumatologie peuvent être réalisées45. Cela consiste à un dépistage du liquide péritonéal libre dans le quadrant supérieur droit (QRD), QLU et le bassin45. Si du liquide péritonéal libre est trouvé de manière inattendue dans l’un de ces endroits chez un patient hypotendu, le diagnostic différentiel d’hypotension doit être élargi pour inclure une pathologie intra-abdominale aiguë, telle qu’une lésion du foie/de la rate ou un viscus creux, comme cela peut survenir lors de l’insertion de trocars ou de drains thoraciques à travers la paroi abdominale supérieure lors de tomodensiens.

Lors de l’imagerie de l’abdomen à travers plusieurs vues, on peut, en principe, rencontrer une ombre acoustique au sein du système veineux porte, suggérant un gaz veineux porte (PVG). Alors que la PVG était classiquement considérée comme pathognomotechnique pour l’ischémie intestinale, des études plus récentes suggèrent qu’environ seulement la moitié des cas de PVG sont dues à l’ischémie, le reste étant dû à d’autres causes telles qu’une obstruction gastro-intestinale, une infection ouune perforation 86,87,88,89,90 . Bien que toutes ces causes de la PVG soient potentiellement mortelles, il existe des affections qui peuvent imiter la PVG à l’échographie, mais qui sont chroniques et/ou bénignes « incidentalomes » (par exemple, granulomes hépatiques, maladies athéroscléreuses dans les artères adjacentes, etc.)91. Ainsi, l’identification échographique de la PVG, comme tous les résultats d’imagerie, doit être interprétée dans le contexte de la présentation clinique du patient et de la gravité de la maladie, avec la connaissance du diagnostic différentiel complet de la PVG.

Extrémité et/ou musculosquelettique
Les patients en chirurgie CT ont tendance à avoir une mobilité limitée et une fragilité sous-jacente. En conséquence, ils ont une prédisposition plus élevée à développer une thrombose veineuse profonde (TVP), qui peut entraîner un gonflement des membres, des douleurs et une réduction supplémentaire de la mobilité. De plus, de gros caillots peuvent se déplacer vers la VCI, l’oreillette droite et la vascularisation pulmonaire, entraînant des embolies pulmonaires (EP) hémodynamiquement significatives. Pour accélérer le diagnostic de la maladie veineuse thrombo-embolique (TEV), une version simplifiée de l’examen consultatif des membres inférieurs des membres inférieurs réalisé par des équipes d’échographistes-radiologues a été proposée etvalidée 92,93. Cet examen consiste en une échographie de compression veineuse de 5 à 6 points spécifiques entre l’aine et le genou de chaque jambe, en se concentrant sur les trois veines suivantes : fémorale commune, fémorale etpoplitée 93. L’identification d’une veine non compressible dans l’une des règles de localisation de balayage dans une TVP avec 96 % de spécificité, 86 % de sensibilité et 95 % de précision diagnostiqueglobale 93. De plus, il existe des preuves que la combinaison d’échographies focalisées de la TVP avec une POCUS du cœur et des poumons peut augmenter significativement la précision du système traditionnel de notation de Wells pour estimer la probabilitéd’EVP de 94,95.

Une autre application pertinente pour la chirurgie CT du POCUS des membres inférieurs est le dépistage échographie de la sarcopénie, en tant que substitut de la fragilité générale. Le dépistage de la fragilité échographique utilise un transducteur linéaire à haute fréquence sur la cuisse antérieure pour mesurer l’épaisseur antéro-postérieure du muscle droit fémoral(RF) 96. Cette mesure de l’épaisseur de la RF a une valeur prédictive chez les patients subissant une chirurgie, tant avant qu’après l’opération. Avant l’opération, l’épaisseur de la RF identifie la fragilité d’une manière qui n’est pas prise en compte par d’autres métriques courantes comme le score97, 98, 99 de la Society of Thoracic Surgery (STS). L’ajout de la fragilité au STS pourrait permettre une stratification du risque préopératoire plus précise et une identification des patients à risque ayant le plus besoin de préréhabilitation 97,98,99. Après l’opération, le dépistage de la fragilité par échographie identifie les patients qui devraient avoir des besoins de plus longue durée pour la ventilation mécanique et les soins intensifs (USI), la durée du séjour en unité de soins intensifs (USI) ainsi que le besoin d’un placement ultérieur dans des établissements de soins infirmiersspécialisés 100.

Accès restreint. Veuillez vous connecter ou commencer un essai pour afficher ce contenu.

Conclusions

Le POCUS diagnostique offre une extension puissante et au chevet de l’examen physique pour les patients subissant une chirurgie cardiothoracique. Ces patients sont particulièrement vulnérables à des complications neurologiques, pulmonaires, cardiovasculaires et hémodynamiques complexes, et les modalités diagnostiques traditionnelles nécessitent souvent un transport, des ressources spécialisées ou une surveillance invasive qui peut ne pas être réalisable dans des contextes instables. De l...

Accès restreint. Veuillez vous connecter ou commencer un essai pour afficher ce contenu.

Déclarations de divulgation

YB : Honorarium pour le conseil à Cyclerion.

Références

  1. Bronshteyn, Y. S., Blitz, J., Hashmi, N., Krishnan, S. Logistics of perioperative diagnostic point-of-care ultrasound: nomenclature, scope of practice, training, credentialing/privileging, and billing. Int Anesthesiol Clin. 60 (3), 1-7 (2022).
  2. Kirkpatrick, J. N., et al. Recommendations for cardiac point-of-care ultrasound nomenclature. J Am Soc Echocardiogr. S0894 - 7317 (24), 00222-00230 (2024).
  3. Díaz-Gómez, J. L., Mayo, P. H., Koenig, S. J. Point-of-care ultrasonography. N Engl J Med. 385 (17), 1593-1602 (2021).
  4. Dominguez, J. E., Habib, A. S., Bronshteyn, Y. S. Assessment of point-of-care ultrasound training for obstetric anesthesiology Fellows in the USA and Canada: A survey of program directors. Int J Obstet Anesth. 41, 126-127 (2020).
  5. Breunig, M., Hanson, A., Huckabee, M. Learning curves for point-of-care ultrasound image acquisition for novice learners in a longitudinal curriculum. Ultrasound J. 15 (1), 31(2023).
  6. Duanmu, Y., et al. Correlation of OSCE performance and point-of-care ultrasound scan numbers among a cohort of emergency medicine residents. Ultrasound J. 11 (1), 3(2019).
  7. Kwan, C., et al. The variable journey in learning to interpret pediatric point-of-care ultrasound images: A multicenter prospective cohort study. AEM Educ Train. 4 (2), 111-122 (2020).
  8. Kwan, C., et al. Learning pediatric point-of-care ultrasound: How many cases does mastery of image interpretation take. Pediatr Emerg Care. 38 (2), e849-e855 (2022).
  9. Mulder, T. A., et al. Unravelling the skillset of point-of-care ultrasound: A systematic review. Ultrasound J. 15 (1), 19(2023).
  10. Gaudino, M., et al. Early versus delayed stroke after cardiac surgery: A systematic review and meta-analysis. J Am Heart Assoc. 8 (13), e012447(2019).
  11. Berhanu, D., et al. The role of optic nerve sheath ultrasonography in increased intracranial pressure: A systematic review and meta-analysis. J Neurol Sci. 454, 120853(2023).
  12. Jeon, J. P., et al. Correlation of optic nerve sheath diameter with directly measured intracranial pressure in Korean adults using bedside ultrasonography. PLoS One. 12 (9), e0183170(2017).
  13. Trocha, G., Bonilla, A., Romero, C., Palacios, J., Molano-Gonzalez, N. Ultrasound measurement of optic nerve sheath diameter in a healthy adult Colombian population. BMC Neurol. 23 (1), 16(2023).
  14. Wang, L. J., et al. Ultrasonography assessments of optic nerve sheath diameter as a non-invasive and dynamic method of detecting changes in intracranial pressure. JAMA Ophthalmol. 136 (3), 250-256 (2018).
  15. Tarzi, F. P., et al. Point of care transcranial color-coded duplex ultrasound of the middle cerebral artery. J Vis Exp. (210), e67288(2024).
  16. O'Brien, N. F., Maa, T., Reuter-Rice, K. Non-invasive screening for intracranial hypertension in children with acute, severe traumatic brain injury. J Neurosurg Pediatr. 16 (4), 420-425 (2015).
  17. Kavi, T., et al. Transcranial doppler changes in patients treated with extracorporeal membrane oxygenation. J Stroke Cerebrovasc Dis. 25 (12), 2882-2885 (2016).
  18. Melmed, K. R., et al. Assessing cerebrovascular hemodynamics using transcranial doppler in patients with mechanical circulatory support devices. J Neuroimaging. 30 (3), 297-302 (2020).
  19. Cardim, D., et al. A comparison of non-invasive versus invasive measures of intracranial pressure in hypoxic ischaemic brain injury after cardiac arrest. Resuscitation. 137, 221-228 (2019).
  20. de Moraes, F. M., et al. Multimodal monitoring intracranial pressure by invasive and non-invasive means. Sci Rep. 13 (1), 18404(2023).
  21. Robba, C., et al. Multimodal non-invasive assessment of intracranial hypertension: An observational study. Crit Care. 24 (1), 379(2020).
  22. Marinoni, M., et al. Cerebral microemboli detected by transcranial doppler in patients treated with extracorporeal membrane oxygenation. Acta Anaesthesiol Scand. 60 (7), 934-944 (2016).
  23. Gottlieb, M., Holladay, D., Peksa, G. D. Ultrasonography for the confirmation of endotracheal tube intubation: A systematic review and meta-analysis. Ann Emerg Med. 72 (6), 627-636 (2018).
  24. Dabo-Trubelja, A. Point-of-Care Ultrasound: A Review of Ultrasound Parameters for Predicting Difficult Airways. J Vis Exp. (194), e64648(2023).
  25. Heinz, E. R., Chemtob, E. V., Shaykhinurov, E., Keneally, R. J., Vincent, A. Image Acquisition using Portable Sonography for Emergency Airway Management. J Vis Exp. (187), e64513-1087 (2022).
  26. Carsetti, A., Sorbello, M., Adrario, E., Donati, A., Falcetta, S. Airway Ultrasound as predictor of difficult direct laryngoscopy: A systematic review and meta-analysis. Anesth Analg. 134 (4), 740-750 (2022).
  27. Kristensen, M. S., et al. Structured approach to ultrasound-guided identification of the cricothyroid membrane: A randomized comparison with the palpation method in the morbidly obese. Br J Anaesth. 114 (6), 1003-1004 (2015).
  28. Hatfield, A., Bodenham, A. Portable ultrasonic scanning of the anterior neck before percutaneous dilatational tracheostomy. Anaesthesia. 54 (7), 660-663 (1999).
  29. Kang, S. Y., et al. Point-of-care ultrasound compression of the carotid artery for pulse determination in cardiopulmonary resuscitation. Resuscitation. 179, 206-213 (2022).
  30. Boßelmann, C., Poli, S. Sonographic features of carotid artery dissection due to extension of aortic dissection: a case report. Ultrasound J. 11 (1), 32(2019).
  31. Pinho, J., et al. Point-of-care ultrasound of the common carotid arteries for detection of large vessel occlusion stroke: Results of the POCUS-LVO study. Eur Stroke J. 10 (3), 853-861 (2025).
  32. Sevco, T. J., Patel, M. K., Deurdulian, C. Carotid ultrasound. Radiol Clin North Am. 63 (1), 137-152 (2025).
  33. Lu, S. Y., Dalia, A. A., Cudemus, G., Shelton, K. T. Rescue echocardiography/ultrasonography in the management of combined cardiac surgical and medical patients in a cardiac intensive care unit. J Cardiothorac Vasc Anesth. 34 (10), 2682-2688 (2020).
  34. Jones, A. E., Tayal, V. S., Sullivan, D. M., Kline, J. A. Randomized, controlled trial of immediate versus delayed goal-directed ultrasound to identify the cause of nontraumatic hypotension in emergency department patients. Crit Care Med. 32 (8), 1703-1708 (2004).
  35. Howell-Clark, J. R., Bronshteyn, Y. S., Pustavoitau, A., Convissar, D., Bughrara, N. Echocardiographic assessment using subxiphoid-only examination for hypotensive patients. J Vis Exp. (218), e67531(2025).
  36. Garrigan, E., McCarthy, G., Krom, R. J., Bronshteyn, Y. S. Focused cardiac ultrasound identification of dynamic left ventricular outflow tract obstruction. Anesthesiology. 39 (6), 858-859 (2023).
  37. Bronshteyn, Y. S., Hauck, J. N., Schroeder, R. A., Barbeito, A. Not all pericardiac fluid is pericardial: ultrasound of pericardial effusion and two of its mimics. Anesthesiology. 132 (3), 584-585 (2020).
  38. Acker, L. C., Jones, R. C., Rasouli, M. R., Bronshteyn, Y. S. Focused cardiac ultrasound during amniotic fluid embolism. Anesthesiology. 130 (6), 1032-1033 (2019).
  39. Zimmerman, J., Morrissey, C., Bughrara, N., Bronshteyn, Y. S. Mistaken identity: Misidentification of other vascular structures as the inferior vena cava and how to avoid it. Diagnostics (Basel). 14 (19), 14192218(2024).
  40. Hoffman, M., Convissar, D. L., Meng, M. L., Montgomery, S., Bronshteyn, Y. S. Image acquisition method for the sonographic assessment of the inferior vena cava. J Vis Exp. (191), e64790(2023).
  41. Mok, K. L. Make it SIMPLE: Enhanced shock management by focused cardiac ultrasound. J Intensive Care. 4, 51(2016).
  42. Yoshida, T., et al. Diagnostic accuracy of point-of-care ultrasound for shock: A systematic review and meta-analysis. Crit Care. 27 (1), 200(2023).
  43. Bhowmik, S., et al. Point-of-Care ultrasound for peripheral veno-arterial extracorporeal membrane oxygenation without left ventricular venting. J Vis Exp. (215), e67712(2025).
  44. Bronshteyn, Y. S., Hashmi, N., Privratsky, J. R., Barbeito, A. Blood or Fat? Differentiating hemopericardium versus epicardial fat using focused cardiac ultrasound. Diagnostics (Basel). 14 (8), 14080818(2024).
  45. Ritchie, J. D., et al. Focused Assessment with Sonography for Trauma (FAST) Exam: Image acquisition. J Vis Exp. (199), e65066(2023).
  46. Gottula, A. L., Devangam, S., Koehler, J. L., Sigakis, M. J. Troubleshooting FoCUS Image acquisition: patient positioning, transducer manipulation, and image optimization. J Vis Exp. (193), e64547(2023).
  47. Privratsky, J. R., Schroder, V. T., Hashmi, N., Bronshteyn, Y. S. Initial evaluation for low-pressure cardiac tamponade using focused cardiac ultrasound. A A Pract. 11 (12), 356-358 (2018).
  48. Via, G., et al. International evidence-based recommendations for focused cardiac ultrasound. J Am Soc Echocardiogr. 27 (7), 683.e1-683.e33 (2014).
  49. Olive, J. K., et al. An evidence-based echocardiographic image acquisition protocol for evaluating right ventricular function. J Vis Exp. (221), e68252(2025).
  50. Olive, J. K., et al. A scoping review of validated echocardiographic methods for grading right ventricular dysfunction: Proposal for an evidence-based multiparametric framework. J Cardiothorac Vasc Anesth. , (2025).
  51. Bentzer, P., et al. Will This hemodynamically unstable patient respond to a bolus of intravenous fluids. Jama. 316 (12), 1298-1309 (2016).
  52. Di Nicolò, P., Tavazzi, G., Nannoni, L., Corradi, F. Inferior vena cava ultrasonography for volume status evaluation: an intriguing promise never fulfilled. J Clin Med. 12 (6), jcm12062217(2023).
  53. Manzur-Sandoval, D., Arteaga-Cárdenas, G., Gopar-Nieto, R., Lazcano-Díaz, E., Rojas-Velasco, G. Correlation between transhepatic and subcostal inferior vena cava ultrasonographic images for evaluating fluid responsiveness after cardiac surgery. J Card Surg. 37 (9), 2586-2591 (2022).
  54. Volpicelli, G., et al. Point-of-care multi-organ ultrasonography for the evaluation of undifferentiated hypotension in the emergency department. Intensive Care Med. 39 (7), 1290-1298 (2013).
  55. Porter, T. R., et al. Guidelines for the use of echocardiography as a monitor for therapeutic intervention in adults: A report from the American Society of Echocardiography. J Am Soc Echocardiogr. 28 (1), 40-56 (2015).
  56. Efrimescu, C. I., Moorthy, A., Griffin, M. Rescue transesophageal echocardiography: A narrative review of current knowledge and practice. J Cardiothorac Vasc Anesth. 37 (4), 584-600 (2023).
  57. Maus, T. M. TAPSE: A red herring after cardiac surgery. J Cardiothorac Vasc Anesth. 32 (2), 779-781 (2018).
  58. Tamborini, G., et al. Is right ventricular systolic function reduced after cardiac surgery? A two- and three-dimensional echocardiographic study. Eur J Echocardiogr. 10 (5), 630-634 (2009).
  59. Johnson, S., et al. AI-augmented vs. conventional cardiac POCUS training: A pilot study among obstetric anesthesiologists. Int J Obstet Anesth. 60, 104238(2024).
  60. Bronshteyn, Y. S., et al. Diagnostic point-of-care ultrasound: Recommendations from an expert panel. J Cardiothorac Vasc Anesth. 36 (1), 22-29 (2021).
  61. Volpicelli, G., et al. International evidence-based recommendations for point-of-care lung ultrasound. Intensive Care Med. 38 (4), 577-591 (2012).
  62. Pereira, R. O. L., et al. Point-of-care lung ultrasound in adults: Image acquisition. J Vis Exp. (193), e64722(2023).
  63. Fox, W. C., Krishnamoorthy, V., Hashmi, N., Bronshteyn, Y. S. Pneumonia: Hiding in Plain (Film) Sight. J Cardiothorac Vasc Anesth. 34 (11), 3154-3157 (2020).
  64. Hernández-Hernández, M. A., et al. A prospective evaluation of phrenic nerve injury after lung transplantation: Incidence, risk factors, and analysis of the surgical procedure. J Heart Lung Transplant. 41 (1), 50-60 (2022).
  65. Dimopoulou, I., et al. Phrenic nerve dysfunction after cardiac operations: Electrophysiologic evaluation of risk factors. Chest. 113 (1), 8-14 (1998).
  66. Prinzbach, A., et al. Diaphragmatic ultrasound in adults: Image acquisition and interpretation. J Vis Exp. (215), e67684(2025).
  67. Castro, A. L., Chen, C., Bronshteyn, Y., Ray, N., Gadsden, J. A case report of bilateral phrenic nerve dysfunction after unilateral supraclavicular brachial plexus block: Unveiling preexisting diaphragmatic dysfunction. A A Pract. 15 (4), e01430(2021).
  68. Khan, J. H., et al. Abdominal complications after heart surgery. Ann Thorac Surg. 82 (5), 1796-1801 (2006).
  69. Turk, M., et al. Point-of-care kidney and genitourinary ultrasound in adults: Image acquisition. J Vis Exp. (208), e66802(2024).
  70. Jang, T. B., Casey, R. J., Dyne, P., Kaji, A. The learning curve of resident physicians using emergency ultrasonography for obstructive uropathy. Acad Emerg Med. 17 (9), 1024-1027 (2010).
  71. Pathan, S. A., et al. Emergency physician interpretation of point-of-care ultrasound for identifying and grading of hydronephrosis in renal colic compared with consensus interpretation by emergency radiologists. Acad Emerg Med. 25 (10), 1129-1137 (2018).
  72. Herbst, M. K., et al. Effect of provider experience on clinician-performed ultrasonography for hydronephrosis in patients with suspected renal colic. Ann Emerg Med. 64 (3), 269-276 (2014).
  73. Turk, M., Koratala, A., Robertson, T., Kalagara, H. K. P., Bronshteyn, Y. S. Demystifying Venous Excess Ultrasound (VExUS): Image acquisition and interpretation. J Vis Exp. (219), e68107(2025).
  74. Aslaner, M. A., et al. Diagnostic accuracy of venous system ultrasound for subtypes of acute kidney injury. Emerg Med J. 41 (5), 304-310 (2024).
  75. Longino, A., et al. Prospective evaluation of venous excess ultrasound for estimation of venous congestion. Chest. 165 (3), 590-600 (2024).
  76. Longino, A., et al. Correlation between the VExUS score and right atrial pressure: A pilot prospective observational study. Crit Care. 27 (1), 205(2023).
  77. Abramson, L., et al. Point-of-care ultrasound to screen for gastrointestinal dysfunction: Image acquisition and interpretation. J Vis Exp. (221), e68603(2025).
  78. Heinz, E. R., et al. Gastric point of care ultrasound in adults: Image acquisition and interpretation. J Vis Exp. (199), e65707(2023).
  79. Haskins, S. C., Kalagara, H., Bronshteyn, Y. S., Perlas, A. ASRA pain medicine narrative review and expert practice recommendations for gastric point-of-care ultrasound to assess aspiration risk in medically complex patients undergoing regional anesthesia and pain procedures: infographic. Reg Anesth Pain Med. , (2025).
  80. Haskins, S. C., et al. ASRA pain medicine narrative review and expert practice recommendations for gastric point-of-care ultrasound to assess aspiration risk in medically complex patients undergoing regional anesthesia and pain procedures. Reg Anesth Pain Med. , (2025).
  81. Lamm, R., et al. A Role for Gastric Point of Care Ultrasound in Postoperative Delayed Gastrointestinal Functioning. J Surg Res. 276, 92-99 (2022).
  82. Bronshteyn, Y. S., Krishnan, S., Al-Qudsi, O., Montgomery, S. Not so FAST: Pearls and pitfalls of the left upper quadrant window during the focused assessment with sonography in trauma. Anesthesiology. 141 (4), 752-754 (2024).
  83. Abramson, L., et al. Echoes from within: Mapping gastrointestinal obstruction with ultrasound. Diagnostics (Basel). 15 (19), (2025).
  84. Hollerweger, A., et al. Gastrointestinal Ultrasound (GIUS) in intestinal emergencies - An EFSUMB position paper. Ultraschall Med. 41 (6), 646-657 (2020).
  85. Jiang, L., Wu, J., Feng, X. The value of ultrasound in diagnosis of pneumoperitoneum in emergent or critical conditions: A meta-analysis. Hong Kong J Emergency Med. 26 (2), 111-117 (2019).
  86. Pina, N., et al. Is pneumatosis and portal venous air an indication for surgical intervention: A Systematic Review. Am Surg. 91 (6), 940-945 (2025).
  87. Mehl, L., Schmidt, C., Weidner, U., Lock, G. Sonographically detected hepatic portal venous gas - prevalence, causes, and clinical implications. Ultraschall Med. 44 (4), 408-413 (2023).
  88. Daneshmand, A., Parys, S., Rao, S., Watanabe, Y., Sieunarine, K. Portal venous gas: Different aetiologies and their respective outcomes. ANZ J Surg. 90 (5), 767-771 (2020).
  89. Koizumi, C., Michihata, N., Matsui, H., Fushimi, K., Yasunaga, H. In-hospital mortality for hepatic portal venous gas: Analysis of 1590 Patients using a Japanese National Inpatient Database. World J Surg. 42 (3), 816-822 (2018).
  90. Treyaud, M. O., et al. Clinical significance of pneumatosis intestinalis - correlation of MDCT-findings with treatment and outcome. Eur Radiol. 27 (1), 70-79 (2017).
  91. Bitar, R., Kaur, M., Crandall, I., McNamara, R., Revzin, M. V. Ultrasound evaluation of portal venous gas and its mimics. Abdom Radiol (NY). 49 (8), 2756-2769 (2024).
  92. Theophanous, R. G., et al. Point-of-care ultrasound screening for proximal lower extremity deep venous thrombosis. J Vis Exp. (192), e64601(2023).
  93. Kory, P. D., et al. Accuracy of ultrasonography performed by critical care physicians for the diagnosis of DVT. Chest. 139 (3), 538-542 (2011).
  94. Nazerian, P., et al. Accuracy of point-of-care multi-organ ultrasonography for the diagnosis of pulmonary embolism. Chest. 145 (5), 950-957 (2014).
  95. Nazerian, P., et al. Diagnostic performance of Wells score combined with point-of-care lung and venous ultrasound in suspected pulmonary embolism. Acad Emerg Med. 24 (3), 270-280 (2017).
  96. Heinz, E. R., et al. Identifying frailty using point-of-care ultrasonography: Image acquisition and assessment. J Vis Exp. (209), e66803(2024).
  97. Abe, R., et al. Pre-operative rectus femoris muscle characteristics as predictors of postoperative walking ability in elderly cardiac surgery patients: A prospective observational study. J Cardiothorac Vasc Anesth. , (2025).
  98. Bäck, C., et al. Comprehensive assessment of frailty score supplements the existing cardiac surgical risk scores. Eur J Cardiothorac Surg. 60 (3), 710-716 (2021).
  99. Ben-Menachem, E., et al. Smaller rectus femoris size measured by ultrasound is associated with poorer outcomes after cardiac surgery. J Thorac Cardiovasc Surg. 167 (3), 1115-1122.e5 (2024).
  100. Mueller, N., et al. Can Sarcopenia quantified by ultrasound of the rectus femoris muscle predict adverse outcome of surgical intensive care unit patients as well as frailty? A Prospective, observational cohort study. Ann Surg. 264 (6), 1116-1124 (2016).

Accès restreint. Veuillez vous connecter ou commencer un essai pour afficher ce contenu.

Réimpressions et autorisations

Explorer plus d’articles

Échographie cardiaqueéchographie périopératoireéchographie en soins intensifsDoppler transcraniengaine du nerf optiqueéchographie pulmonaireévaluation diaphragmatiqueéchographie rénalethrombose veineuse profonde