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Avec les progrès récents de la technologie d’imagerie, il est maintenant possible d’acquérir des données d’imagerie par rayons X avec une très haute résolution. Les systèmes de micro-CT de bureau (μCT) sont la norme actuelle pour l’imagerie des os cancellous en raison de leur nature non destructive1. Quand les dispositifs microstructuraux de formation image de l’os cortical, cependant, l’utilisation de μCT a été plus limitée. En raison de contraintes de résolution, les systèmes de bureau ne peuvent pas atteindre la résolution requise pour l’image des caractéristiques microstructurales plus petites que les pores corticals, tels que les lacunae ostéocytes. Pour cette application, SRμCT est idéal en raison de la plus grande résolution de ces systèmes1. Par exemple, des expériences menées à la Source lumineuse canadienne (CLS) sur les lignes de faisceaux d’imagerie et de thérapie biomédicales (BMIT)2 ont produit des images avec des voxels aussi petits que 0,9 μm. Des étudesantérieures 1,3,4,5 ont utilisé cette résolution pour acquérir des projections et des rendus tridimensionnels subséquents (3D) à partir de spécimens d’os corticals provenant d’os longs humains ( figure1) pour quantifier la densité lacunaire ostéocyte4,6,7,8,9 et la variation de la forme lacunaire et de la taille3 à travers la durée de vie humaine et entre les sexes. D’autres études ont démontré la présence de baguage d’ostéonchez l’homme 10, un phénomène précédemment reconnu pour être associé à seulement les mammifères non humains dans la littérature anthropologique médico-légale.
Afin d’obtenir une résolution exceptionnelle, le faisceau de rayons X doit être finement concentré dans le champ de vision (FOV), ce qui limite souvent la taille maximale du spécimen à quelques millimètres de diamètre. À l’heure actuelle, il n’y a pas eu de procédures complètes et normalisées décrites dans la documentation décrivant l’approvisionnement en échantillons d’os qui répondent à ces restrictions. Il est essentiel de centrer les spécimens à l’intérieur du FOV pour s’assurer que 1) l’échantillon reste centré pendant qu’il tourne à 180° pendant l’imagerie, et 2) les artefacts de balayage sont limités puisqu’il n’y a pas de troncature d’image. En d’autres termes, aucune partie de l’échantillon à l’extérieur du FOV n’interfère avec le faisceau entrant dans son point focal à l’intérieur du FOV. Si cela se produit, l’algorithme de reconstruction est privé de certaines des données d’atténuation nécessaires pour une reconstruction entièrement correcte. Il est également intéressant de noter que les balayages à 360° (rotation complète) minimisent les effets du durcissement du faisceau, mais augmentent les artefacts causés par le désalignement et le mouvement de l’échantillon pendant l’imagerie. Ainsi, alors qu’une analyse à 360° génère généralement des données plus propres, le temps d’imagerie est doublé et un compromis entre coût expérimental et qualité des données doit donc être abordé.
Un aspect important et souvent négligé des expériences d’imagerie osseuse est la technique précise et reproductible de préparation des spécimens effectuée avant la numérisation. Les études qui intègrent les méthodes SRμCT dans leurs expériences mentionnent brièvement leur protocole d’échantillonnage, mais les auteurs fournissent peu ou pas de détails sur la méthodologie particulière utilisée pour recueillir leurs spécimens. Beaucoup de ces études mentionnent la coupe des blocs rectilinaires d’os de dimensions arbitraires, mais ne fournissent généralement aucune autre information sur les outils ou les matériauxd’intégration utilisés 3,4,10,11,12,13,14. Certains chercheurs utilisent couramment des outils rotatifs portatifs (p. ex., Dremel) pour enlever les blocs rectilinaires d’os d’une régiond’intérêt(ROI)3,4,10,11,12,13,14. Cette méthode se traduit par des échantillons de taille non uniforme qui peuvent être plus grands que le FOV, augmentant la probabilité de scanner des artefacts et de tronquer l’image. Ces spécimens nécessitent souvent un raffinage plus important à l’aide d’une scie à gaufrettes de précision (p. ex., Buehler Isomet). Il est essentiel d’obtenir des échantillons aux dimensions cohérentes (jusqu’aux deux centièmes/mm) pour s’assurer que les ensembles de données acquis sont de la plus haute qualité et que les résultats subséquents sont reproductibles.
La production limitée de rapports sur la méthodologie d’approvisionnement des échantillons ajoute une couche supplémentaire de difficulté lorsqu’on tente d’employer et/ou de valider les méthodes effectuées dans une étude antérieure. À l’heure actuelle, les chercheurs doivent communiquer directement avec les auteurs pour obtenir de plus amples détails sur leurs procédures d’échantillonnage. Le protocole détaillé ici fournit aux chercheurs biomédicaux une technique d’échantillonnage soigneusement documentée, reproductible et rentable. L’objectif principal de cet article est de fournir un tutoriel complet sur la façon de se procurer des échantillons de carottes osseuses corticales de taille constante à l’aide d’une presse à forer et d’un morceau de carottage de diamants pour la visualisation et l’extraction précises des données microarchitecturales. Cette méthode est modifiée à partir de procédures utilisées pour recueillir régulièrement uniforme, petit diamètre (1-5 mm) cylindres à partir de blocs de matériaux durs dans la mécanique de roche àhaute pression 15,16,17,18,19.