La transition énergétique mondiale et les réformes en cours sur les marchés de l'électricité obligent les entreprises de réseau électrique à concilier une fourniture d'énergie fiable avec des réglementations tarifaires de transport et de distribution de plus en plus strictes. Les méthodes traditionnelles de budgétisation fondées sur l'extrapolation historique reflètent souvent mal la base physique du fonctionnement des actifs, tandis que les modèles d'apprentissage automatique pilotés par les données atteignent une grande précision prédictive mais manquent de transparence nécessaire à la vérification réglementaire des coûts. Pour surmonter ce compromis entre précision prévisionnelle et interprétabilité, cette étude propose un modèle hybride de prévision des coûts basé sur des quotas de coût. Le cadre utilise des quotas opérationnels normalisés comme référence physique pour la budgétisation et intègre un mécanisme dynamique d'évolution des quotas piloté par les conditions macroéconomiques et les progrès technologiques. Le modèle Extreme Gradient Boosting (XGBoost) est utilisé pour capturer les résidus non linéaires échappant aux estimations fondées sur les quotas, tandis que la méthode SHAP (Shapley Additive exPlanations) permet d'interpréter la contribution des principaux facteurs de coût. Le modèle a été évalué à l'aide de 16 ans de données opérationnelles anonymisées provenant d'un réseau électrique provincial en Chine. Il a atteint une erreur moyenne absolue en pourcentage (MAPE) de 2,34 %, réduisant les erreurs de prévision de 61,8 %, 46,6 % et 34,1 % par rapport aux modèles SARIMAX, XGBoost seul et Attention-LSTM, respectivement. Le cadre proposé intègre les principes d'ingénierie des quotas de coût avec une intelligence artificielle explicative, offrant à la fois des prévisions précises des coûts à long terme et un outil de décision transparent pour la vérification réglementaire des coûts autorisés.