La chirurgie stéréotaxique est une technique efficace utilisée pour manipuler le cerveau d’animaux vivants.
Agir au niveau des régions profondes du cerveau intact peut être problématique vu que la cible chirurgicale ne peut être visualisée.
La stéréotaxie ou chirurgie stéréotaxique a été conçue pour atteindre des zones isolées du cerveau en se basant sur leur position dans l’espace par rapport à des points de repère visualisables. En utilisant un système de coordonnées à 3 dimensions, les outils peuvent atteindre des cibles précises afin de mesurer l’activité cérébrale, créer une lésion, ou effectuer une manipulation génétique. Cette vidéo va traiter les principes de la chirurgie stéréotaxique, expliquer les étapes essentielles de la procédure et aborder différentes applications de cette technique.
Avant d’aborder les détails de la procédure, passons en revue les principes de base et les outils de cette technique.
Pour commencer, la stéréotaxie nécessite de pouvoir situer la région ciblée du cerveau dans un plan tridimensionnel. Pour cela on utilise un atlas de stéréotaxie. Ce document est une représentation du cerveau en 3D obtenue à partir de coupes de cerveaux.
Dans ce cadre de référence, les relations spatiales sont représentées dans un plan en 3 axes : antéro-postérieur, medio-latéral et dorso-ventral. Pour situer la zone ciblée, trouvez la région du cerveau correspondante dans l’atlas et utilisez la grille pour calculer les coordonnées medio-latérale et dorso-ventrale. La coordonnée antéro-postérieure est située en haut ou en bas de la page. Pour mesurer cette coordonnée on utilise les points de repère formés par la jonction des plaques osseuses du crâne, appelées sutures. Le point de repère principal, Bregma, est situé à l’intersection des sutures sagittale et coronale. Le point de repère Lambda est plus loin vers le postérieur, à l’intersection des sutures sagittale et lambdoïde.
Pour cibler précisément la zone calculée pendant l’opération, un appareil appelé cadre stéréotaxique est utilisé. Ce cadre comporte le cadre principal, le micromanipulateur, et le porte-sonde, qui est attaché sur le descendeur. Les barres d’incisives et barres d’oreilles sont au contact de l’animal de manière à maintenir sa tête dans une position fixe. Le micromanipulateur permet de diriger l’instrument chirurgical avec précision vers les coordonnes prédéfinies au sein du cerveau, il est équipé de verniers qui permettent de mesurer la distance exacte dans les trois dimensions.
Pour lire un vernier, repérez d’abord la valeur correspondante à la ligne du 0 sur la droite de l’échelle. Ce côté de l’échelle est gradué avec une unité de 10mm, donc, 1 correspond à 10 et 2 correspond à 20. Ici, la marque du zéro montre que la mesure est comprise entre 10 et 11 mm. Pour déterminer la première décimale, trouvez la ligne sur l’échelle de gauche qui correspond le mieux avec la marque sur la droite. Utilisez l’échelle de gauche pour identifier la valeur de cette marque, qui est 9 dans cet exemple. La valeur finale est ici de 10,9mm.
Maintenant que vous êtes familiarisés avec les principes de base de la stéréotaxie, voyons comment est menée la procédure chirurgicale. Avant la chirurgie, la tête de l’animal anesthésié est tondue et désinfectée. Pour maintenir l’animal en place sur le cadre de stéréotaxie, les barres d’oreille sont délicatement placées dans les oreilles, et les dents du devant sont placées dans les barres d’incisives. On applique une pommade oculaire pour éviter que la cornée ne sèche pendant la chirurgie.
Pour découvrir le crâne, faites une petite incision avec un scalpel. Séparez délicatement les tissus musculaires et nettoyez la surface du crâne. Ensuite, utilisez le micromanipulateur pour descendre une sonde jusqu’au bregma et notez sa coordonnée dorso-ventrale. Puis remontez la sonde et répétez cette procédure au lambda. Si la mesure au lambda a moins de 0,1mm de différence avec la coordonnée dorso-ventrale au bregma, le crâne est considéré comme étant à niveau et vous pouvez commencer. Sinon, remontez ou redescendez la barre d’incisives et recommencez les mesures.
Maintenant que le cerveau est à niveau, retournez au bregma et enregistrez les coordonnées medio-latérale et antéro-postérieure. En vous basant sur les coordonnées de la cible issues de l’atlas cérébral, calculez les mouvements nécessaires pour atteindre ce site et déplacez la sonde jusqu’à la bonne position. Marquez cette position sur le crâne et utilisez une perceuse pour faire un trou dans l’os. Juste en-dessous du crâne se trouve la dure mère, une membrane épaisse rigide qui peut être sectionnée délicatement avec la pointe d’une aiguille.
Ensuite, le bras du micromanipulateur est mis en position pour descendre la sonde jusqu’à la coordonnée dorso-ventrale cible, à laquelle on peut effectuer la manipulation désirée.
Maintenant que vous comprenez les étapes basiques de la procédure, voici certaines des nombreuses manières dont les neuroscientifiques utilisent la chirurgie stéréotaxique.
Pour commencer, la stéréotaxie est très utile pour déposer des agents expérimentaux dans des régions précises du cerveau. Ces agents peuvent être des colorants traceurs utilisés pour visualiser les projections et la connectivité neuronales, les composés chimiques ou les réactifs pour la manipulation génétique des neurones. Par exemple, l’injection d’un virus génétiquement modifié peut apporter un gène d’intérêt et infecter des cellules. Ici, un virus a été injecté dans l’hippocampe, provoquant l’expression de GFP dans une petite population de neurones.
D’un autre côté, l’apport par un virus de fragments d’ARN interférant peut supprimer l’expression de protéines d’intérêt. Dans cet exemple, l’expression de la protéine SOD1 a été supprimée dans différentes régions cérébrales à la suite d’une injection stéréotaxique dans le ventricule latéral.
Par ailleurs, la chirurgie stéréotaxique peut être utilisée pour placer des électrodes dans le cerveau afin d’enregistrer les signaux électriques qui accompagnent l’activité neurale. Une fois que l’animal s’est remis de la chirurgie, les électrodes peuvent être connectées à un système d’enregistrement électro-physiologique ce qui permet d’observer les décharges neuronales lorsque la souris agit librement.
En plus de mesurer l’activité neuronale, la chirurgie stéréotaxique est aussi utilisée pour effectuer des micro-dialyses. Cette technique permet la surveillance en continu des concentrations en médicament, neurotransmetteur ou métabolites dans le tissu cérébral d’animaux éveillés. Pour cela, une petite sonde remplie de fluide avec une membrane semi perméable à son extrémité est implantée dans une région cérébrale spécifique. Les petits solutés comme les neurotransmetteurs, hormones et médicaments passent par diffusion dans la sonde, où ils peuvent être collectés pour analyse. Dans cette expérimentation, la concentration en glucose de l’hippocampe a été mesurée afin d’évaluer une activité neurale locale pendant que des rats effectuent un travail qui nécessite l’utilisation de la mémoire de travail spatial.
Vous venez de regarder la vidéo de JoVE sur la chirurgie stéréotaxique. Dans cette vidéo nous avons abordé les principes et méthodes de la procédure ainsi que ses nombreuses applications dans les laboratoires de neurosciences.
Merci de nous avoir regardés!
La chirurgie stéréotaxique est une méthode utilisée pour manipuler le cerveau des animaux vivants. Cette technique permet aux chercheurs de cibler de…
La chirurgie stéréotaxique est une technique efficace utilisée pour manipuler le cerveau d’animaux vivants.
Agir au niveau des régions profondes du cerveau intact peut être problématique vu que la cible chirurgicale ne peut être visualisée.
La stéréotaxie ou chirurgie stéréotaxique a été conçue pour atteindre des zones isolées du cerveau en se basant sur leur position dans l’espace par rapport à des points de repère visualisables. En utilisant un système de coordonnées à 3 dimensions, les outils peuvent atteindre des cibles précises afin de mesurer l’activité cérébrale, créer une lésion, ou effectuer une manipulation génétique. Cette vidéo va traiter les principes de la chirurgie stéréotaxique, expliquer les étapes essentielles de la procédure et aborder différentes applications de cette technique.
Avant d’aborder les détails de la procédure, passons en revue les principes de base et les outils de cette technique.
Pour commencer, la stéréotaxie nécessite de pouvoir situer la région ciblée du cerveau dans un plan tridimensionnel. Pour cela on utilise un atlas de stéréotaxie. Ce document est une représentation du cerveau en 3D obtenue à partir de coupes de cerveaux.
Dans ce cadre de référence, les relations spatiales sont représentées dans un plan en 3 axes : antéro-postérieur, medio-latéral et dorso-ventral. Pour situer la zone ciblée, trouvez la région du cerveau correspondante dans l’atlas et utilisez la grille pour calculer les coordonnées medio-latérale et dorso-ventrale. La coordonnée antéro-postérieure est située en haut ou en bas de la page. Pour mesurer cette coordonnée on utilise les points de repère formés par la jonction des plaques osseuses du crâne, appelées sutures. Le point de repère principal, Bregma, est situé à l’intersection des sutures sagittale et coronale. Le point de repère Lambda est plus loin vers le postérieur, à l’intersection des sutures sagittale et lambdoïde.
Pour cibler précisément la zone calculée pendant l’opération, un appareil appelé cadre stéréotaxique est utilisé. Ce cadre comporte le cadre principal, le micromanipulateur, et le porte-sonde, qui est attaché sur le descendeur. Les barres d’incisives et barres d’oreilles sont au contact de l’animal de manière à maintenir sa tête dans une position fixe. Le micromanipulateur permet de diriger l’instrument chirurgical avec précision vers les coordonnes prédéfinies au sein du cerveau, il est équipé de verniers qui permettent de mesurer la distance exacte dans les trois dimensions.
Pour lire un vernier, repérez d’abord la valeur correspondante à la ligne du 0 sur la droite de l’échelle. Ce côté de l’échelle est gradué avec une unité de 10mm, donc, 1 correspond à 10 et 2 correspond à 20. Ici, la marque du zéro montre que la mesure est comprise entre 10 et 11 mm. Pour déterminer la première décimale, trouvez la ligne sur l’échelle de gauche qui correspond le mieux avec la marque sur la droite. Utilisez l’échelle de gauche pour identifier la valeur de cette marque, qui est 9 dans cet exemple. La valeur finale est ici de 10,9mm.
Maintenant que vous êtes familiarisés avec les principes de base de la stéréotaxie, voyons comment est menée la procédure chirurgicale. Avant la chirurgie, la tête de l’animal anesthésié est tondue et désinfectée. Pour maintenir l’animal en place sur le cadre de stéréotaxie, les barres d’oreille sont délicatement placées dans les oreilles, et les dents du devant sont placées dans les barres d’incisives. On applique une pommade oculaire pour éviter que la cornée ne sèche pendant la chirurgie.
Pour découvrir le crâne, faites une petite incision avec un scalpel. Séparez délicatement les tissus musculaires et nettoyez la surface du crâne. Ensuite, utilisez le micromanipulateur pour descendre une sonde jusqu’au bregma et notez sa coordonnée dorso-ventrale. Puis remontez la sonde et répétez cette procédure au lambda. Si la mesure au lambda a moins de 0,1mm de différence avec la coordonnée dorso-ventrale au bregma, le crâne est considéré comme étant à niveau et vous pouvez commencer. Sinon, remontez ou redescendez la barre d’incisives et recommencez les mesures.
Maintenant que le cerveau est à niveau, retournez au bregma et enregistrez les coordonnées medio-latérale et antéro-postérieure. En vous basant sur les coordonnées de la cible issues de l’atlas cérébral, calculez les mouvements nécessaires pour atteindre ce site et déplacez la sonde jusqu’à la bonne position. Marquez cette position sur le crâne et utilisez une perceuse pour faire un trou dans l’os. Juste en-dessous du crâne se trouve la dure mère, une membrane épaisse rigide qui peut être sectionnée délicatement avec la pointe d’une aiguille.
Ensuite, le bras du micromanipulateur est mis en position pour descendre la sonde jusqu’à la coordonnée dorso-ventrale cible, à laquelle on peut effectuer la manipulation désirée.
Maintenant que vous comprenez les étapes basiques de la procédure, voici certaines des nombreuses manières dont les neuroscientifiques utilisent la chirurgie stéréotaxique.
Pour commencer, la stéréotaxie est très utile pour déposer des agents expérimentaux dans des régions précises du cerveau. Ces agents peuvent être des colorants traceurs utilisés pour visualiser les projections et la connectivité neuronales, les composés chimiques ou les réactifs pour la manipulation génétique des neurones. Par exemple, l’injection d’un virus génétiquement modifié peut apporter un gène d’intérêt et infecter des cellules. Ici, un virus a été injecté dans l’hippocampe, provoquant l’expression de GFP dans une petite population de neurones.
D’un autre côté, l’apport par un virus de fragments d’ARN interférant peut supprimer l’expression de protéines d’intérêt. Dans cet exemple, l’expression de la protéine SOD1 a été supprimée dans différentes régions cérébrales à la suite d’une injection stéréotaxique dans le ventricule latéral.
Par ailleurs, la chirurgie stéréotaxique peut être utilisée pour placer des électrodes dans le cerveau afin d’enregistrer les signaux électriques qui accompagnent l’activité neurale. Une fois que l’animal s’est remis de la chirurgie, les électrodes peuvent être connectées à un système d’enregistrement électro-physiologique ce qui permet d’observer les décharges neuronales lorsque la souris agit librement.
En plus de mesurer l’activité neuronale, la chirurgie stéréotaxique est aussi utilisée pour effectuer des micro-dialyses. Cette technique permet la surveillance en continu des concentrations en médicament, neurotransmetteur ou métabolites dans le tissu cérébral d’animaux éveillés. Pour cela, une petite sonde remplie de fluide avec une membrane semi perméable à son extrémité est implantée dans une région cérébrale spécifique. Les petits solutés comme les neurotransmetteurs, hormones et médicaments passent par diffusion dans la sonde, où ils peuvent être collectés pour analyse. Dans cette expérimentation, la concentration en glucose de l’hippocampe a été mesurée afin d’évaluer une activité neurale locale pendant que des rats effectuent un travail qui nécessite l’utilisation de la mémoire de travail spatial.
Vous venez de regarder la vidéo de JoVE sur la chirurgie stéréotaxique. Dans cette vidéo nous avons abordé les principes et méthodes de la procédure ainsi que ses nombreuses applications dans les laboratoires de neurosciences.
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La chirurgie stéréotaxique est une technique efficace utilisée pour manipuler le cerveau d’animaux vivants.
Agir au niveau des régions profondes du cerveau intact peut être problématique vu que la cible chirurgicale ne peut être visualisée.
La stéréotaxie ou chirurgie stéréotaxique a été conçue pour atteindre des zones isolées du cerveau en se basant sur leur position dans l’espace par rapport à des points de repère visualisables. En utilisant un système de coordonnées à 3 dimensions, les outils peuvent atteindre des cibles précises afin de mesurer l’activité cérébrale, créer une lésion, ou effectuer une manipulation génétique. Cette vidéo va traiter les principes de la chirurgie stéréotaxique, expliquer les étapes essentielles de la procédure et aborder différentes applications de cette technique.
Avant d’aborder les détails de la procédure, passons en revue les principes de base et les outils de cette technique.
Pour commencer, la stéréotaxie nécessite de pouvoir situer la région ciblée du cerveau dans un plan tridimensionnel. Pour cela on utilise un atlas de stéréotaxie. Ce document est une représentation du cerveau en 3D obtenue à partir de coupes de cerveaux.
Dans ce cadre de référence, les relations spatiales sont représentées dans un plan en 3 axes : antéro-postérieur, medio-latéral et dorso-ventral. Pour situer la zone ciblée, trouvez la région du cerveau correspondante dans l’atlas et utilisez la grille pour calculer les coordonnées medio-latérale et dorso-ventrale. La coordonnée antéro-postérieure est située en haut ou en bas de la page. Pour mesurer cette coordonnée on utilise les points de repère formés par la jonction des plaques osseuses du crâne, appelées sutures. Le point de repère principal, Bregma, est situé à l’intersection des sutures sagittale et coronale. Le point de repère Lambda est plus loin vers le postérieur, à l’intersection des sutures sagittale et lambdoïde.
Pour cibler précisément la zone calculée pendant l’opération, un appareil appelé cadre stéréotaxique est utilisé. Ce cadre comporte le cadre principal, le micromanipulateur, et le porte-sonde, qui est attaché sur le descendeur. Les barres d’incisives et barres d’oreilles sont au contact de l’animal de manière à maintenir sa tête dans une position fixe. Le micromanipulateur permet de diriger l’instrument chirurgical avec précision vers les coordonnes prédéfinies au sein du cerveau, il est équipé de verniers qui permettent de mesurer la distance exacte dans les trois dimensions.
Pour lire un vernier, repérez d’abord la valeur correspondante à la ligne du 0 sur la droite de l’échelle. Ce côté de l’échelle est gradué avec une unité de 10mm, donc, 1 correspond à 10 et 2 correspond à 20. Ici, la marque du zéro montre que la mesure est comprise entre 10 et 11 mm. Pour déterminer la première décimale, trouvez la ligne sur l’échelle de gauche qui correspond le mieux avec la marque sur la droite. Utilisez l’échelle de gauche pour identifier la valeur de cette marque, qui est 9 dans cet exemple. La valeur finale est ici de 10,9mm.
Maintenant que vous êtes familiarisés avec les principes de base de la stéréotaxie, voyons comment est menée la procédure chirurgicale. Avant la chirurgie, la tête de l’animal anesthésié est tondue et désinfectée. Pour maintenir l’animal en place sur le cadre de stéréotaxie, les barres d’oreille sont délicatement placées dans les oreilles, et les dents du devant sont placées dans les barres d’incisives. On applique une pommade oculaire pour éviter que la cornée ne sèche pendant la chirurgie.
Pour découvrir le crâne, faites une petite incision avec un scalpel. Séparez délicatement les tissus musculaires et nettoyez la surface du crâne. Ensuite, utilisez le micromanipulateur pour descendre une sonde jusqu’au bregma et notez sa coordonnée dorso-ventrale. Puis remontez la sonde et répétez cette procédure au lambda. Si la mesure au lambda a moins de 0,1mm de différence avec la coordonnée dorso-ventrale au bregma, le crâne est considéré comme étant à niveau et vous pouvez commencer. Sinon, remontez ou redescendez la barre d’incisives et recommencez les mesures.
Maintenant que le cerveau est à niveau, retournez au bregma et enregistrez les coordonnées medio-latérale et antéro-postérieure. En vous basant sur les coordonnées de la cible issues de l’atlas cérébral, calculez les mouvements nécessaires pour atteindre ce site et déplacez la sonde jusqu’à la bonne position. Marquez cette position sur le crâne et utilisez une perceuse pour faire un trou dans l’os. Juste en-dessous du crâne se trouve la dure mère, une membrane épaisse rigide qui peut être sectionnée délicatement avec la pointe d’une aiguille.
Ensuite, le bras du micromanipulateur est mis en position pour descendre la sonde jusqu’à la coordonnée dorso-ventrale cible, à laquelle on peut effectuer la manipulation désirée.
Maintenant que vous comprenez les étapes basiques de la procédure, voici certaines des nombreuses manières dont les neuroscientifiques utilisent la chirurgie stéréotaxique.
Pour commencer, la stéréotaxie est très utile pour déposer des agents expérimentaux dans des régions précises du cerveau. Ces agents peuvent être des colorants traceurs utilisés pour visualiser les projections et la connectivité neuronales, les composés chimiques ou les réactifs pour la manipulation génétique des neurones. Par exemple, l’injection d’un virus génétiquement modifié peut apporter un gène d’intérêt et infecter des cellules. Ici, un virus a été injecté dans l’hippocampe, provoquant l’expression de GFP dans une petite population de neurones.
D’un autre côté, l’apport par un virus de fragments d’ARN interférant peut supprimer l’expression de protéines d’intérêt. Dans cet exemple, l’expression de la protéine SOD1 a été supprimée dans différentes régions cérébrales à la suite d’une injection stéréotaxique dans le ventricule latéral.
Par ailleurs, la chirurgie stéréotaxique peut être utilisée pour placer des électrodes dans le cerveau afin d’enregistrer les signaux électriques qui accompagnent l’activité neurale. Une fois que l’animal s’est remis de la chirurgie, les électrodes peuvent être connectées à un système d’enregistrement électro-physiologique ce qui permet d’observer les décharges neuronales lorsque la souris agit librement.
En plus de mesurer l’activité neuronale, la chirurgie stéréotaxique est aussi utilisée pour effectuer des micro-dialyses. Cette technique permet la surveillance en continu des concentrations en médicament, neurotransmetteur ou métabolites dans le tissu cérébral d’animaux éveillés. Pour cela, une petite sonde remplie de fluide avec une membrane semi perméable à son extrémité est implantée dans une région cérébrale spécifique. Les petits solutés comme les neurotransmetteurs, hormones et médicaments passent par diffusion dans la sonde, où ils peuvent être collectés pour analyse. Dans cette expérimentation, la concentration en glucose de l’hippocampe a été mesurée afin d’évaluer une activité neurale locale pendant que des rats effectuent un travail qui nécessite l’utilisation de la mémoire de travail spatial.
Vous venez de regarder la vidéo de JoVE sur la chirurgie stéréotaxique. Dans cette vidéo nous avons abordé les principes et méthodes de la procédure ainsi que ses nombreuses applications dans les laboratoires de neurosciences.
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Q1: What is a stereotaxic atlas and how is it used in brain surgery?
A stereotaxic atlas is a 3D reconstruction of the brain created from serial sections of stained brains. It provides spatial coordinates using three axes: anterior-posterior, medial-lateral, and dorsal-ventral. Researchers locate their target brain region in the atlas and use the grid to calculate corresponding coordinates, enabling precise targeting of deep brain structures during surgery.
Q2: How do surgeons identify anatomical landmarks like bregma and lambda?
Bregma and lambda are skull landmarks formed by intersections of bone plates called sutures. Bregma is where the sagittal suture meets the coronal suture, while lambda is more posterior where the sagittal suture intersects the lambdoid suture. These landmarks serve as reference points for measuring coordinates and positioning the surgical probe accurately during stereotaxic procedures.
Q3: What components make up a stereotaxic frame and what do they do?
The stereotaxic frame consists of a main frame, micromanipulator, and probe holder attached to a mounting clamp. Incisor and ear bars hold the animal's head in a fixed position. The micromanipulator enables precise movement of surgical probes to predetermined coordinates using sliding Vernier scales for exact measurements in all three dimensions.
Q4: How do you read a Vernier scale on a stereotaxic micromanipulator?
First, identify where the 0 line sits relative to tick marks on the right scale, which is labeled in 10 millimeter increments. Then find the line on the left scale that aligns best with a mark on the right side and note its value. Combine these readings to determine the precise coordinate measurement, such as 10.9 millimeters.
Q5: What are the main surgical steps for performing stereotaxic surgery?
After anesthetizing and positioning the animal, surgeons shave and disinfect the scalp, then expose the skull with a small incision. They level the brain by measuring at bregma and lambda, record coordinates, calculate probe movements to the target, drill a hole in the bone, and section the dura membrane. The micromanipulator then lowers the probe to the target depth for the desired manipulation.
Q6: How is stereotaxic surgery used to deliver genes or genetic material to the brain?
Genetically engineered viruses are injected into precise brain regions using stereotaxic surgery, delivering genes of interest to infected cells. Alternatively, viral delivery of small interfering RNA can suppress specific protein expression in targeted brain areas. This approach enables researchers to manipulate gene expression in discrete neural populations for studying cellular and molecular neuroscience research.
Q7: What recording and monitoring techniques use stereotaxic surgery to study brain function?
Stereotaxic surgery enables electrode placement for recording electrical signals from neurons during freely behaving tasks. Microdialysis probes with semipermeable membranes can be implanted to continuously monitor neurotransmitter, drug, or metabolite concentrations in awake animals. These techniques allow researchers to measure neural activity and brain chemistry while animals perform behavioral tasks requiring spatial working memory.
Chapitres dans cette vidéo
0:00
Overview
1:00
Principles of Stereotaxic Surgery and the Stereotaxic Frame
3:50
Stereotaxic Surgery
5:48
Applications
8:05
Summary